A la recherche de La Joconde… encore

Recherche de La JocondeQui Ă©tait rĂ©ellement la Joconde ? C’est une question lancinante qui agite rĂ©gulièrement le monde artistique. On s’en tenait plus ou moins Ă  l’hypothèse de Lisa del Giocondo ou Lisa di Antonio Maria Gherardini, de son nom de jeune fille. Mona Lisa, pour les intimes.
On a tout dit sur le tableau. Que les yeux cachaient un secret. Ah? Que le lĂ©ger rictus de sa bouche cachait une maladie. Oh! Qu’il existait plusieurs tableaux de La Joconde, peints par LĂ©onard de Vinci. Nooon ?
On a cherchĂ© partout des traces pour retrouver physiquement le vrai modèle de LĂ©onard. Oui, voilĂ  que, depuis quelques annĂ©es, on cherche mĂŞme son tombeau. « On », c’est vite dit. Il s’agit surtout du « chercheur » Silvano Vinceti qui avait dĂ©jĂ  retrouvĂ© les restes de la « vraie » Joconde en 2012, dans le cloĂ®tre de Sant’Orsola Ă  Florence. Disons plutĂ´t les restes de huit personnes dont l’une pourrait ĂŞtre la « vraie ».
Et cette annĂ©e, c’est dans la crypte de la basilique Santa Maria del Fiore, le cĂ©lèbre duomo de Florence, que les recherches ont repris.

Identification du modèle Lisa del Giocondo
Identification du modèle Lisa del Giocondo

Mais, me direz-vous, comment faire le lien entre un squelette et le portrait  ?

C’est très simple. On sait prĂ©cisĂ©ment oĂą repose le fils de Mona Lisa. Une analyse ADN permettra, parmi les huit squelettes exhumĂ©s, de retrouver celui qui appartient Ă  la mĂŞme famille. EspĂ©rons que l’ADN saura diffĂ©rencier la mère, la soeur ou la tante. Une fois retrouvĂ©e la si convoitĂ©e dĂ©funte, enfin ce qu’il en reste, grâce Ă  son crâne, on pourra tenter une reconstitution faciale et connaĂ®tre enfin le vrai visage de la Joconde. Ouf, enfin, on va savoir !
Les historiens de l’art, eux, regardent Ă©pouvantĂ©s les sommes importantes investies dans ces recherches et qui auraient pu servir utilement Ă  d’autres restaurations plus urgentes. D’autant que le « chercheur » Vinceti passe davantage pour un illuminĂ© que pour un historien ou un scientifique.
Et surtout, sur le fond, que LĂ©onard de Vinci n’a jamais prĂ©tendu qu’il voulait peindre un vĂ©ritable portrait ressemblant Ă  une personne prĂ©cise. Qu’il y a travaillĂ© durant des annĂ©es, qu’il y a apportĂ© de nombreuses retouches au fil du temps, pour en faire une sorte de modèle idĂ©al de beautĂ© et dont il ne voulut pas se sĂ©parer.
Alors, vous demanderez-vous plein de rĂ©alisme, je reconnais bien lĂ  votre bon sens, Ă  quoi peut bien servir de savoir que le portrait de la « Joconde » ressemble Ă  son modèle d’origine ou n’y ressemble plus ?
C’est bien le problème. L’avenir nous le dira… peut-ĂŞtre… quoique.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *