| Santa Maria Novella, à Florence
Au 9e siècle, s’élevait un oratoire Santa Maria delle Vigne. En 1221, Giovanni di Salerno et 12 de ses compagnons s'installèrent dans cet cet oratoire, rapidement jugé trop petit.
En 1278, deux frères architectes dominicains, Sisto Fiorentino et Ristoro da Campi débutèrent la construction d’une nouvelle église, d’où le nom de Novella et d’un couvent.
Sur plan en croix latine, l’église est longue de 99 mètres, pour 28 mètres de large. Le transept mesure jusqu’à 61 mètres. Elle possède 3 nefs, mais la largeur des arcades donne parfois l’illusion d’une nef unique. L'espace pour recevoir les fidèles était donc vaste, par rapport à l'espace réservé aux officiants. L'architecture de cette église montre clairementqu'elle était destinée avant tout à la prédication.
Les piliers sont surmontés d’une voûte en ogive, caractéristique du style gothique. Santa Maria Novella est, en effet, l’une des première église gothique de Florence.
L’embellissement de la façade se déroula de 1300 à 1470, notamment par son dernier artiste, Leone Battista Alberti. De nombreux aristocrates ou riches propriétaires participèrent financièrement à la construction du complexe de Santa Maria Novella. De fait, sous le fronton principal, vous noterez la participation de Giovanni Rucellai au coût des travaux. D’autres nobles gagnèrent ainsi l’honneur d’être enterrés dans le petit cimetière attenant à l’église.
De 1565 à 1571, Giorgio Vasari fit disparaître la séparation entre le presbytère et les nefs longitudinales.
De 1857 à 1571, on déplaça central vers les pilastres latéraux, les pierres funéraires qui jonchaient le pavement.
Au 19e siècle, les autels furent remplacés par de nouveaux de style néo-gothique.
Les frères dominicains ne se bornèrent pas à l’édification matérielle des bâtiments. Ils firent de Santa Maria Novella, le lieu de rassemblement, d’échange, de confrontation de la pensée religieuse, au 14e siècle, le
centre d’une vie intellectuelle qui rayonna sur tout Florence.
Rémi de Florence, disciple de Thomas d'Aquin, diffusa ainsi ses idées, de 1274 à 1276, notamment auprès de Dante Alighieri. Rémi de Florence est enterré à Santa Maria Novella.
A l’intérieur, parmi les innombrables œuvres d’artistes célèbres qu’on ne peut toutes citer, nous mettrons en avant :
SUR LA CONTREFACADE :
- Sur le tympan interne, Nativité, fresque de l’école de Sandro Botticelli.
- Sur le portail de gauche, Annonciation, peinture de Santi di Tito.
DANS LA NEF DE GAUCHE :
- La Résurrection de Lazare, rétable de Santi di Tito
- Samaritaine au puits, par Alessandro Allori.
- La Trinité, par Masaccio, peinte entre 1420 et 1425, au remarquable trompe-l’œil (pour l’époque) et à la science affirmée des perspectives, nouvellement définie par Brunelleschi.
- La Résurrection et 4 saints, par Giorgio Vasari
- L’histoire de Sainte Catherine, par Bernadino Poccetti.
DANS LE TRANSEPT :
- Un escalier permet d'accéder à la chapelle Strozzi di Mantova. Cette chapelle est dédiée à Saint Thomas d'Aquin. On le retrouve en effet sur le vitrail, en compagnie de la Vierge. La décoraiton a été réalisée par Nardo di Cione et Andrea Orcagna, entre 1328 et 1331, qui illustrèrent certaines celles de la Divine Comédie de Dante, livre déjà célèbre et rédigée pourtant entre 1308 et 1321 seulement.
- Le tombeau de l’évêque de Fiesole, Tedice Aliotti, par Maso di Banco
- D’autres tombeaux de personnalités florentines.
DANS LA CHAPELLE MAGGIORE ou CHAPELLE DES TORNABUONI (Derrière le transept)
- Fresques de Domenico Ghirlandaio et ses élèves, parmi lesquels sans doute le jeune Michel-Ange.
- Le côté gauche représente Joachim chassé du Temple, la Nativité de
Marie, la Présentation de Marie au Temple, le Mariage de Marie, la
Nativité et l’Adoration des Mages (particulièrement dégradée), le
Massacre des Innocents (très dégradé) et l’Assomption.
- Le côté gauche est constitué des fresques nommées L'Ange apparaît à
Zacharie dans le Temple, la Visitation, Naissance de Saint Jean, Son
Père lui donne le Nom de Jean, Prédication de Saint Jean, Saint Jean
baptise le Christ, le Festin d'Hérode.
Les fresques, bien qu'illustrant des scènes religieuses, sont d'un réalisme tel qu'on y reconnait aisément les personnalités florentines de l'époque, notamment les Tornabuoni, proches parents des Médicis. Elles vantaient tant les mérites des Tornabuoni, qu'elles furent condannées sévèrement par Savonarole.
LA CHAPELLE DES STROZZI (sur la droite du choeur)
Les fresques évoquent quelques épisodes marquants de la vie de Saint Philippe et Saint Jean l'Evangéliste, par Filippo Lippi.
LA SACRISTIE comprend une terre cuite de Giovanni della Robbia.
Ne croyez pas que toutes les œuvres importantes ont été mentionnées. Nous vous laissons découvrir encore celles de Brunelleschi, Lorenzo Ghiberti, Benedetto di Maiano, etc…
Ouverture
De 7h à 12h et de 15h à 18h,
sauf vendredi
Samedi et fêtes, fermeture à 17h
Dimanche, de 15h à 17h
Située prés de la gare
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• Cloître de Santa Maria Novella
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• Pharmacie de Santa Maria Novella, Florence
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• Hôpital des innocents
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• Santa Annunziata, Florence







